Dr Daniel LemaitreChirurgie réfractive · Paris

Questions / réponses

Vos questions sur la chirurgie réfractive

Publié sous la responsabilité du Dr Daniel Lemaitre, ophtalmologiste — RPPS 10101808979

Publié le · Mis à jour le

Les réponses aux questions les plus fréquentes avant une opération de la myopie, de l’hypermétropie ou de l’astigmatisme.

Elle peut être envisagée chez l’adulte, généralement après 18 à 20 ans, lorsque la correction est stable depuis au moins un an. Myopie, hypermétropie et astigmatisme peuvent être concernés, parfois associés lors d’une même intervention. Les limites dépendent notamment de l’épaisseur et de la forme de la cornée : seul le bilan préopératoire permet de répondre.

Oui. Le bilan préopératoire recherche des anomalies qui contre-indiquent l’intervention, par exemple un kératocône, une cornée trop fine ou certaines maladies oculaires. Certaines maladies générales, notamment inflammatoires, peuvent aussi perturber la cicatrisation et faire renoncer à l’opération.

C’est souvent possible et fréquemment pratiqué. Le chirurgien en discute avec vous ; si vous préférez une intervention à quelques jours d’intervalle, ce choix peut être respecté.

Une anesthésie locale par gouttes de collyre, sans piqûre ni injection.

L’intervention elle-même est en général peu ou pas douloureuse ; une sensation de pression peut être ressentie pendant le LASIK. Après une PKR, les premiers jours sont souvent inconfortables, avec douleur, larmoiement et sensibilité à la lumière.

Non, l’aspect extérieur des yeux n’est pas modifié.

À titre indicatif, souvent après un à deux jours pour le LASIK et quatre à cinq jours pour la PKR. Le délai varie selon la cicatrisation, votre activité et les consignes du chirurgien.

C’est possible si une correction reste nécessaire, après avis de l’ophtalmologiste.

Le résultat est généralement durable, mais une régression partielle est possible. L’intervention n’empêche pas la presbytie, qui apparaît habituellement vers 45 ans, ni les maladies liées à l’âge comme la cataracte ou le glaucome, qui restent à surveiller.

Comme toute chirurgie, elle comporte des risques, détaillés dans le document d’information remis avant l’intervention. Les complications graves sont rares, l’infection étant la plus sérieuse. Peuvent aussi survenir : une inflammation traitée par collyres, des halos autour des lumières (surtout la nuit, parfois pendant plusieurs mois), une sécheresse oculaire nécessitant des larmes artificielles, une sous-correction ou une surcorrection pouvant justifier une retouche au laser une fois la vision stabilisée.

L’Assurance Maladie ne prend pas en charge la chirurgie réfractive. Certaines mutuelles proposent un forfait : demandez une confirmation écrite avant de vous engager. Les conditions d’une éventuelle retouche sont à préciser avec le devis.

Après 45 ans, la monovision consiste à corriger un œil pour la vision de loin et l’autre pour la vision de près, afin de réduire la dépendance aux lunettes de lecture. Elle demande une adaptation et ne convient pas à tout le monde : un essai préalable, par exemple en lentilles, est souvent proposé.

Après un LASIK, les sports de combat ou exposant à des chocs violents sur l’œil sont déconseillés. Après une PKR cicatrisée, il n’y a en général pas de restriction particulière ; demandez l’avis du chirurgien selon votre pratique.

La chirurgie réfractive n’étant pas prise en charge par l’Assurance Maladie, elle ne donne en principe pas lieu à un arrêt de travail indemnisé. Prévoyez quelques jours de congé selon la technique.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation : l’indication, les bénéfices et les risques sont évalués individuellement lors du bilan.

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