Comment agit le laser
Le laser délivre des impulsions très rapides qui retirent une fine épaisseur de tissu cornéen, de l’ordre du micron à chaque impulsion. Le temps de traitement laser est donc court, de quelques secondes à quelques dizaines de secondes selon la correction.
Pour chaque patient, l’ordinateur calcule le profil d’énergie à délivrer à partir des mesures du bilan préopératoire.
Un traitement contrôlé
Le chirurgien dirige l’intervention sous microscope. Un système de suivi de l’œil (« eye tracker ») accompagne les petits mouvements de l’œil et interrompt les tirs en cas de perte de fixation.
Un recul de plusieurs décennies
Le laser excimer est utilisé en ophtalmologie depuis la fin des années 1980. Il agit sur la cornée, sans traiter l’intérieur de l’œil.
Deux techniques pour accéder à la cornée
Le laser agit sur la couche intermédiaire de la cornée, le stroma. Pour l’atteindre, deux techniques existent :
- la PKR, qui traite la surface après retrait de la fine couche superficielle (épithélium) ;
- le LASIK, qui traite la cornée sous un fin volet découpé au laser femtoseconde.
Le choix dépend notamment de l’épaisseur et de la forme de la cornée, évaluées lors du bilan préopératoire.
Limites et risques
Le laser n’est pas adapté à toutes les cornées ni à toutes les corrections. Comme toute chirurgie, il comporte des risques : sécheresse oculaire, halos ou éblouissements nocturnes, correction résiduelle, infection rare. Lorsque le laser n’est pas possible, un implant ICL ou une chirurgie du cristallin clair peut être discuté.
Sources et information patient
Ces informations ne remplacent pas un examen médical. Le bilan permet de discuter l’indication, les alternatives et les risques, sans garantie de résultat.
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